Méthode ADIS™

Développer les compétences d’interaction sociale, la communication et la participation — à partir de l’initiative de l’enfant

Créer les conditions pour que les enfants autistes communiquent, participent et apprennent de leur propre initiative.

L’initiative n’est pas une fin en soi. Elle permet à l’enfant d’entrer dans une interaction, de contribuer à une activité partagée et, progressivement, de trouver sa place dans un groupe.

Le développement ne se commande pas. Il se cultive.
Plus de 25 ans d’expérience · Fondée sur les principes scientifiques de l’ABA · Vidéos et situations réelles · Organisme de formation certifié Qualiopi
Illustration de la méthode ADIS avec les quatre cubes A, D, I et S
Le cœur du travail

Partir de ce que l’enfant fait — puis l’aider à aller plus loin

« Que fait déjà l’enfant, et comment puis-je créer les conditions pour qu’il progresse et apprenne à l’intérieur de cette activité ? »
01 · Partir

Partir de ce que l’enfant fait

Observer ce que l’enfant choisit, initie, fait ou semble rechercher, ainsi que ce qu’il peut déjà réaliser aujourd’hui.

02 · Ajouter

Ajouter à ce que l’enfant fait

L’adulte ajoute une action, un mot, un objet, un rythme ou une mélodie à l’activité de l’enfant, sans prendre immédiatement la direction et sans exiger de réponse.

03 · Faire soi-même

Faire, répéter, puis attendre

Si l’enfant ne fait encore rien avec le matériel, ou s’il ne connaît pas encore l’activité, l’adulte la réalise lui-même. Il répète une courte séquence plusieurs fois, sans demander à l’enfant d’imiter ou de répondre, puis fait une pause et observe.

04 · Façonner

Rendre la prochaine évolution possible

Lorsqu’une approche, une participation, une initiative ou un effort apparaît, l’adulte y répond. Lorsque ce comportement devient plus régulier, il attend un peu plus longtemps afin de rendre possible une nouvelle évolution à partir de ce que l’enfant fait déjà.

ADIS™ ne façonne pas seulement un geste ou une réponse isolée. La méthode fait progressivement évoluer l’approche, l’engagement, la participation, l’initiative, la communication et la persévérance — vers davantage de clarté, de fréquence, de durée, de variété et d’autonomie.

La question reste toujours la même : quelles conditions permettront à l’enfant d’accéder aux renforçateurs naturels de l’activité ?

Dans la pratique quotidienne

Votre équipe se reconnaît-elle dans ces situations ?

Certains enfants possèdent déjà des compétences, mais attendent qu’un adulte leur dise quand et comment les utiliser. Les professionnels doivent alors questionner, rappeler, répéter, montrer ou guider tout au long de la journée.

  • Certains enfants savent faire, mais attendent une consigne avant d’agir.
  • La communication reste dépendante des questions ou des sollicitations de l’adulte.
  • La participation aux activités collectives nécessite la présence constante d’un professionnel.
  • Les refus, les transitions ou l’arrêt d’une activité peuvent entraîner des tensions.
  • Les pratiques varient d’un professionnel à l’autre.
  • Des compétences apparaissent en séance, mais sont peu utilisées spontanément dans la vie quotidienne.

L’enfant peut surtout avoir besoin d’autres conditions pour observer, choisir, initier et participer de lui-même.

À force de devoir tout provoquer, l’adulte peut aussi avoir le sentiment de porter l’interaction à bout de bras. ADIS™ cherche à rendre le quotidien plus fluide : moins de sollicitations systématiques, davantage de place pour l’observation, l’initiative et la relation.

Ce que l’on cherche à rendre possible

Des enfants plus acteurs. Des professionnels moins obligés de porter l’action à leur place.

Pour les enfants

Davantage d’initiative

  • Initier plus souvent leurs actions, leurs jeux et leur communication.
  • Communiquer plus facilement grâce à des moyens simples et directement disponibles.
  • Réfléchir, choisir, essayer, persévérer et chercher des solutions.
  • Exprimer plus clairement leurs intentions, leurs besoins et leurs refus.
  • Entrer progressivement dans des interactions, des activités partagées et des situations de groupe.
  • Devenir progressivement acteurs de leurs activités et de leurs apprentissages.

Pour les professionnels

Une pratique plus fluide et plus naturelle

  • Moins questionner, relancer, répéter et guider systématiquement.
  • Savoir quand intervenir — et quand laisser à l’enfant le temps d’observer et d’agir.
  • S’appuyer sur des repères transversaux plutôt que sur une accumulation de procédures à mémoriser.
  • Être davantage disponible pour observer, partager et profiter de l’interaction.
  • Voir apparaître plus de spontanéité et d’initiatives, et vivre des échanges plus gratifiants.

Pour les établissements

Des repères communs qui simplifient la pratique

  • Construire un langage commun et des repères transversaux utilisables par toute l’équipe.
  • Harmoniser les pratiques sans ajouter une nouvelle procédure pour chaque enfant ou chaque situation.
  • Favoriser davantage d’initiative et de participation dans les situations ordinaires du quotidien.
  • Rendre les activités de groupe plus accessibles, sans que le professionnel doive provoquer et maintenir continuellement la participation de chaque enfant.
  • Soutenir une pratique plus lisible et plus gratifiante, qui peut contribuer à l’engagement des équipes.
  • Inscrire les ajustements dans le temps grâce à la formation et à la supervision.

Abaisser le seuil pour communiquer, c’est multiplier les occasions de communication spontanée — et, lorsque la communication remplit la même fonction, diminuer le besoin de certains comportements-problèmes.

Ce que les équipes expriment souvent

« J’aimerais beaucoup travailler comme ça. »

Ce retour revient lorsque les professionnels découvrent une façon d’accompagner qui ne repose pas sur le fait de solliciter, guider ou relancer l’enfant à chaque étape. ADIS™ ne supprime pas les consignes : elle aide à choisir celles qui sont réellement utiles.

Travailler sans forcing

Il ne s’agit pas de ne plus rien demander à l’enfant. Il s’agit de ne pas transformer chaque moment en consigne, en test ou en procédure.

L’adulte crée une situation claire et observe ce que l’enfant comprend déjà. Il peut commencer lui-même une petite action, la répéter sans exiger de réponse, simplifier la situation ou ajouter seulement l’aide qui devient nécessaire.

Retrouver plus de place pour la relation

Lorsque le professionnel n’a plus besoin de porter chaque étape de l’interaction, il peut davantage observer, partager, rire, attendre et saisir ce qui émerge.

Voir l’enfant initier, communiquer ou transformer un jeu peut rendre les échanges plus spontanés — et le travail plus vivant et plus gratifiant.

Un petit ajustement en pratique

Et si la consigne n’était pas toujours nécessaire ?

Une jeune fille choisit un livre pour que je le lui lise, puis s’allonge sur le canapé.

Je pourrais lui dire : « Assieds-toi. » Mais j’attends quelques instants.

Elle observe la situation, comprend que je ne peux pas m’asseoir à côté d’elle ainsi, puis se redresse d’elle-même. Et nous lisons.

L’apprentissage important, ici, n’est pas simplement de s’asseoir ou de suivre une consigne. C’est apprendre à remarquer ce qui se passe, comprendre la situation et ajuster son comportement sans attendre que l’adulte donne immédiatement la réponse.

Le principe ADIS™ : attendre n’est pas une technique à appliquer systématiquement. Cela a du sens lorsque l’enfant comprend suffisamment la situation et possède déjà les compétences nécessaires pour trouver une solution par lui-même.
Le cœur du problème

De la compétence à l’initiative

Un enfant peut savoir réaliser une action sans encore l’utiliser spontanément dans les situations où elle serait utile.

ADIS™ porte donc une attention particulière à ce que l’enfant utilise réellement de lui-même, au bon moment et dans la vie quotidienne.

La méthode aide l’enfant à remarquer, choisir, initier, communiquer, persévérer et participer davantage. L’objectif est qu’il devienne progressivement acteur de ce qu’il fait, et de moins en moins dépendant des questions, des consignes et des guidances de l’adulte.

Savoir faire est important. Savoir remarquer quand agir et choisir de le faire l’est tout autant.
Illustration d’un enfant qui avance sur un chemin
Une méthode développementale et concrète

La direction reste claire. Le chemin se précise à partir de ce que l’enfant montre.

Développée par Caroline Peters à partir de plus de vingt-cinq années de pratique clinique et pédagogique, ADIS™ est une méthode développementale fondée sur les principes scientifiques de l’analyse appliquée du comportement — ABA.

Ces principes sont mis en œuvre dans des situations naturelles, de manière individualisée et centrée sur la motivation, les conséquences naturelles et l’initiative de l’enfant. L’adulte observe, ajuste l’environnement et son accompagnement afin de favoriser l’observation, le choix, la communication, la participation et les apprentissages initiés par l’enfant.

Apprendre dans les situations qui se présentent

Saisir les opportunités d’enseignement qui se présentent naturellement

Dans une activité qui a du sens pour lui, l’enfant peut apprendre à observer, anticiper, choisir, initier une action, planifier, résoudre un problème, demander de l’aide, communiquer et persévérer.

ADIS™ aide l’adulte à reconnaître ces occasions, à ajouter ce qui rend la prochaine évolution accessible, puis à façonner progressivement l’engagement, la participation, l’initiative, la communication et l’effort à partir de ce que l’enfant fait déjà.

Un choix méthodologique fort

La récompense est dans ce que l’action produit

ADIS™ n’organise pas la participation autour de récompenses extérieures à gagner après l’activité. La méthode part de ce que l’enfant fait déjà et cherche à lui rendre accessibles les conséquences naturellement liées à son action, à sa communication et à sa participation.

Je communique

Quelqu’un me comprend, m’aide, me suit ou répond à mon initiative.

Je participe

Le jeu continue, la construction avance ou l’action commune devient possible.

J’agis

J’observe directement l’effet de ce que je fais et découvre que mon action compte.

L’enfant ne fait pas une chose pour obtenir ensuite ce qu’il veut : il découvre que son action, sa communication et sa participation ont déjà un effet qui a du sens.
Rendre le renforçateur naturel accessible

Il ne suffit pas d’attendre que l’enfant soit déjà motivé

L’adulte se demande quelles conditions permettront à l’enfant d’accéder aux renforçateurs naturels de l’activité : le plaisir partagé, l’effet de son action, la réussite, la réaction de l’autre ou la possibilité de faire avancer quelque chose.

Il peut rendre l’activité plus simple, plus visible et plus prévisible, commencer lui-même à chanter, danser, construire ou jouer, puis répéter suffisamment pour que l’enfant puisse observer, reconnaître, anticiper et éventuellement participer de sa propre initiative.

Se former à ADIS™ — et l’inscrire dans la pratique

Prochaine formation en présentiel

Formation ADIS™ — 13 et 14 mars 2027
Préinscriptions ouvertes

Deux jours pour apprendre à observer autrement les interactions et à créer les conditions de davantage d’initiative, de communication et de participation. La formation s’appuie sur de nombreuses vidéos et situations réelles afin de rendre visibles les petits ajustements de l’adulte et ce qu’ils peuvent changer dans l’interaction.

Pour les établissements et les équipes

Construire une pratique d’équipe plus cohérente

ADIS™ peut également être travaillé à l’échelle d’une équipe : formation intra-établissement ou accompagnement régulier sur site. L’objectif n’est pas d’ajouter une nouvelle série de procédures à mémoriser, mais de construire un langage commun et des repères partagés qui aident chacun à observer, agir et ajuster dans les situations quotidiennes.

Deux moments avec la même enfant

Suivre l’initiative, puis élargir ce qui devient possible

Suivre l’intérêt de l’enfant ne signifie pas laisser le jeu inchangé. Cela permet d’abord d’entrer dans une activité qui a déjà du sens pour lui, puis d’y introduire progressivement de petites variations sans casser sa motivation.

Premier moment · rejoindre

D’abord : partir de ce qui l’intéresse

Elle passe d’un jouet à l’autre. Plutôt que de choisir une activité pour elle ou de chercher à la maintenir sur un jeu précis, je la suis et j’observe ce qui retient son intérêt.

Peu à peu, une action devient un jeu partagé. L’interaction se construit à partir de son initiative et se prolonge bien au-delà des premières secondes de jeu.

Une semaine plus tard · élargir

Ensuite : introduire une petite variation

Une semaine plus tard, elle revient spontanément vers le jeu des petits pois. Je ne remplace pas ce qui lui plaît par une activité différente.

J’ajoute une variation à l’intérieur du jeu qu’elle connaît déjà. Sa motivation reste le point de départ, tandis que l’activité devient progressivement plus riche et plus flexible.

Le principe ADIS™ : rejoindre d’abord ce que l’enfant initie, puis élargir progressivement le jeu, l’action et la communication à partir de ce qui fonctionne déjà.

Échangeons

Votre équipe souhaite favoriser davantage d’initiative, de communication et de participation ?

Échangeons sur les situations rencontrées dans votre établissement et sur la forme d’accompagnement la plus adaptée : formation, formation intra-établissement, supervision ou accompagnement régulier sur site.

Un premier échange permet de préciser votre situation et de choisir la forme d’accompagnement la plus adaptée.

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47 Route de la Grange aux Moines

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