Georges — donner envie de regarder et d’anticiper
Une marionnette, un puzzle sonore et des répétitions rendent l’histoire vivante. L’enfant peut rire, anticiper et participer sans qu’on lui demande sans cesse de répondre à des questions.
Certaines choses sont plus faciles à comprendre lorsqu’on les voit. Dans ces courtes vidéos, découvrez comment de petits ajustements dans la posture de l’adulte peuvent laisser davantage de place à l’initiative, à la communication et à la participation de l’enfant.
Observer autrement. Intervenir autrement. Laisser davantage émerger.
Un livre peut devenir bien plus qu’un texte à écouter. Des objets, des gestes, des répétitions et un peu de jeu peuvent aider l’enfant à comprendre, anticiper et, s’il le souhaite, entrer dans l’interaction — sans transformer la lecture en exercice.
Une marionnette, un puzzle sonore et des répétitions rendent l’histoire vivante. L’enfant peut rire, anticiper et participer sans qu’on lui demande sans cesse de répondre à des questions.
Une grande moufle et les animaux de l’histoire rendent le récit concret et prévisible. L’enfant peut manipuler, anticiper, participer… ou simplement regarder pendant que l’adulte continue à jouer.
Un simple morceau de tissu devient bonnet, jupe, cape ou écharpe. L’adulte s’amuse et laisse l’enfant rejoindre le jeu à sa manière, sans lui demander de reproduire chaque geste.
Il n’est pas nécessaire de lire chaque phrase mot à mot. Simplifier, répéter les mêmes petites formulations et mettre l’accent sur ce qui amuse peut rendre l’histoire plus facile à suivre et à redemander.
Les répétitions, les voix et les petits gestes rendent l’histoire prévisible et facile à reprendre. Peu à peu, les phrases du livre peuvent devenir un langage partagé et même le point de départ d’un jeu à plusieurs.
Le fil rouge : lire, répéter, jouer… puis laisser l’enfant entrer dans l’histoire à sa manière. La participation est une possibilité, pas une obligation.
Avec une peluche crocodile et une petite chanson répétitive, le jeu devient progressivement prévisible et peut donner envie à l’enfant de rester dans l’interaction.
Il n’a pas besoin de regarder dans les yeux, de demander « encore » ou d’effectuer un geste précis pour que le jeu continue. L’adulte observe son engagement, répète tant que l’enfant semble intéressé et s’arrête lorsqu’il montre qu’il en a assez.
Le jeu reste une invitation, pas une obligation.
Cette vidéo montre plusieurs moments de l’évolution d’un jeu avec Adib.
En partant de ce qui lui plaît déjà — courir et être poursuivi —, j’introduis progressivement un crocodile et une chanson.
Plus tard, Adib demande spontanément le crocodile et prend l’initiative de proposer ce jeu aux autres enfants.
L’intérêt de ces images est d’observer comment l’adulte part de la motivation de l’enfant, ajoute de petites variations et accompagne progressivement l’apparition de nouvelles initiatives et d’interactions partagées.
Il ne s’agit pas toujours de faire davantage. Parfois, attendre, ne pas répéter une question ou laisser une raison naturelle de communiquer change ce que l’enfant a l’occasion d’observer, de comprendre ou d’initier.
Une enfant ne répond pas à la question du jeu. Plutôt que de répéter ou de lui demander de répondre, je réponds à sa place et le jeu continue. À l’occasion suivante, elle répond d’elle-même.
Elle s’allonge sur le canapé avec son livre. Je pourrais lui dire de s’asseoir, mais j’attends. Elle observe la situation, comprend ce qui gêne et s’assoit d’elle-même.
La pâte à modeler est dans le pot. Plutôt que de demander « Qu’est-ce que tu veux ? » ou de donner une consigne, j’attends. L’enfant me donne le pot : sa communication agit directement sur la situation.
ADIS™ ne consiste pas à toujours attendre ni à supprimer les consignes. Il s’agit d’observer ce que l’enfant comprend déjà, ce qu’il peut faire seul et ce qu’il serait utile d’ajouter à ce moment-là.
Réunies, ces vidéos permettent d’observer deux évolutions complémentaires : comment rejoindre l’enfant, élargir ce qu’elle fait et laisser apparaître un nouveau jeu ; puis comment attendre ses initiatives pour comprendre plus précisément ce qu’elle veut et lui apporter des mots directement reliés à ses actions.
Ces trois premiers moments montrent comment le jeu peut évoluer lorsque l’adulte part de ce qui intéresse déjà l’enfant, ajoute de petites variations et reste disponible pour ce qui émerge dans l’interaction.
Elle passe d’un jouet à l’autre. Plutôt que de choisir une activité pour elle, je la suis et j’observe ce qui retient son intérêt. Peu à peu, une action devient un jeu partagé.
Elle revient spontanément vers le jeu des petits pois. Je ne remplace pas ce qui lui plaît : j’ajoute une variation à l’intérieur du jeu qu’elle connaît déjà, sans casser sa motivation.
Je m’allonge et je commence à ronfler, sans proposer formellement une activité. Peu à peu, elle comprend le jeu, me « réveille », rit, puis prend un coussin et s’allonge à côté de moi. Le nouveau jeu se construit dans l’interaction.
Le principe ADIS™ : suivre ne signifie pas laisser l’activité inchangée. On peut rejoindre ce que l’enfant initie, enrichir progressivement ce qui fonctionne déjà et rester disponible pour ce qui peut émerger ensuite.
« Encore » est un mot utile. Mais si l’adulte le propose automatiquement, il risque de parler à la place de l’enfant. En attendant, nous pouvons découvrir non seulement si elle veut continuer, mais aussi ce qu’elle souhaite que l’autre fasse et comment elle veut poursuivre l’activité.
Elle me montre qu’elle souhaite que je tienne un objet. Je dis « Caroline, tiens ! », puis j’agis, sans lui demander de répéter. Les mots désignent ainsi l’action qu’elle cherche réellement à obtenir.
Elle fait tourner, tape ou fait voler les cubes ; j’adapte la chanson à ses actions. À la fin, j’attends. Elle pose les cubes : elle me montre qu’elle souhaite arrêter, et nous arrêtons.
Elle joue d’abord seule et répète les mêmes actions. J’essaie plusieurs façons de la rejoindre sans transformer le jeu en consigne. Peu à peu, elle me sollicite, ses demandes se multiplient et une phrase complète apparaît.
Le repère : attendre → observer → nommer précisément ce que l’enfant semble vouloir → agir en conséquence, qu’il reprenne les mots ou non. Il ne s’agit pas d’interdire « encore », mais d’éviter qu’il devienne un mot passe-partout.
En formation ADIS™, les professionnels apprennent à observer ce que l’enfant montre et à ajuster leur posture, l’environnement et leur niveau d’aide pour favoriser davantage d’initiative, de communication et de participation.
Les vidéos présentent des situations particulières et des ajustements observables dans l’interaction. Elles ne constituent pas, à elles seules, une démonstration d’un lien causal.

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