ADIS™ part de ce que l’enfant montre déjà. L’objectif n’est pas seulement qu’il réussisse lorsqu’un adulte le sollicite, mais qu’il utilise progressivement davantage ses compétences de sa propre initiative.
Fondée sur les principes scientifiques de l’analyse appliquée du comportement (ABA), la méthode les met en œuvre dans le jeu, les interactions quotidiennes, les apprentissages, l’école, la vie familiale et les situations de groupe, d’une manière naturelle, individualisée et relationnelle.

On ne fait pas grandir un arbre en tirant sur ses branches. On agit sur les conditions qui lui permettent de se développer : la lumière, l’eau, l’espace, le sol et le temps.
ADIS™ applique la même logique au développement de l’enfant. L’adulte n’essaie pas d’obtenir continuellement une réponse immédiate. Il observe et ajuste la relation, l’environnement, la difficulté, le rythme et les possibilités réelles d’agir.
L’adulte ne cherche pas à devenir le moteur de l’action de l’enfant. Il cultive les conditions dans lesquelles l’enfant peut progressivement devenir acteur.
Un enfant peut avoir appris une compétence sans encore savoir quand, pourquoi et comment l’utiliser de lui-même dans la vie réelle.
Répondre correctement à une question ne signifie pas nécessairement penser à communiquer spontanément lorsqu’il y a quelque chose à partager.
Une réussite obtenue avec une consigne, un indice ou une guidance peut masquer le fait que l’aide de l’adulte est devenue indispensable.
ADIS™ cherche à ce que les compétences prennent place dans des situations qui ont une fonction et une signification pour l’enfant.
Créer une relation dans laquelle l’enfant se sent vu, compris et en sécurité, afin que l’interaction puisse devenir accessible, prévisible et motivante.
Observer, reconnaître et soutenir les formes de communication déjà présentes — le regard, le corps, les gestes, les actions, les vocalisations et les mots — puis les enrichir progressivement.
S’ajuster l’un à l’autre pour rester engagés, agir ensemble, faire face aux difficultés et poursuivre une activité ou un apprentissage partagé.
Avant de choisir un outil ou d’attendre une forme parfaite, ADIS™ commence par observer comment l’enfant communique déjà spontanément.
Un déplacement vers un objet, une main tendue, un regard, un retrait, un son ou une action peuvent déjà demander, refuser, attirer l’attention, commenter ou signaler une difficulté.
L’adulte apprend à reconnaître ces initiatives dans leur contexte, à leur donner du sens et à y répondre de manière cohérente.
L’enfant n’a pas besoin de produire immédiatement la forme finale attendue. Par façonnement, une initiative encore discrète peut progressivement devenir plus claire, plus efficace, plus autonome et plus facile à comprendre pour l’entourage.
Le premier enjeu est que l’enfant découvre que sa propre communication produit un effet réel.
Certains enfants ont appris à prononcer un mot, faire un signe ou sélectionner un pictogramme pour demander. Pourtant, il arrive que cette forme soit produite sans véritable ajustement à l’interlocuteur, sans attendre ce qui se passe ensuite, ou simplement parce que l’enfant a appris que c’est ce que l’adulte attend de lui.
Il arrive aussi qu’un enfant demande un objet ou une activité qu’il ne semble pas réellement rechercher à ce moment-là. ADIS™ s’intéresse donc moins à la forme correcte de la demande qu’à sa fonction : qu’est-ce que l’enfant cherche réellement à exprimer, obtenir, refuser ou partager ?
L’objectif n’est pas seulement que l’enfant sache « demander ». C’est que sa communication corresponde de mieux en mieux à ce qu’il veut réellement exprimer.
ADIS™ n’est ni pour ni contre un mode de communication particulier. Gestes, signes, photographies, pictogrammes, applications ou autres moyens de communication alternative et améliorée peuvent être précieux lorsqu’ils prolongent l’intention de l’enfant et lui permettent d’exprimer ce qu’il ne pourrait pas transmettre facilement autrement.
La question de repère reste : l’outil aide-t-il l’enfant à exprimer ce qu’il veut réellement, ou l’adulte finit-il par piloter la communication à sa place ?
Être présent avant de vouloir faire.
L’adulte ralentit, observe et reste disponible. Il tolère le silence et les temps d’attente, sans chercher immédiatement à remplir l’espace par une question, une consigne, une explication ou une correction.
Il apprend aussi à reconnaître ses propres automatismes : guider trop vite, poser une question dont il connaît déjà la réponse, montrer ce qu’il faut faire ou intervenir avant d’avoir vu ce que l’enfant aurait fait de lui-même.
Observer avant d’intervenir permet de voir ce qui est déjà là.
Les blocs ne sont ni des étapes successives ni quatre techniques isolées. Ils donnent aux professionnels des repères communs pour choisir quand attendre, intervenir, ajuster et soutenir la suite.
Les fiches pédagogiques complètes sont travaillées pendant les formations ADIS™. Cette présentation publique en montre volontairement seulement un aperçu.
ADIS™ ne se résume pas à des principes généraux. La méthode s’incarne aussi dans des repères très concrets, observables dans la manière dont l’adulte attend, ajuste, parle, joue, soutient la communication et construit des situations réellement accessibles à l’enfant.

ADIS™ aide l’adulte à sentir s’il existe, dans l’instant, un véritable fil partagé entre lui et l’enfant. Quand ce fil se relâche, l’adulte ne cherche pas immédiatement à relancer, commenter ou guider davantage.
Il peut suspendre momentanément sa parole, son geste ou son action, puis reprendre lorsque l’enfant redevient disponible à la relation, à l’activité ou à l’attention partagée.
Ce repère aide à respecter le rythme de l’enfant, à éviter les sollicitations inutiles et à rendre l’interaction plus lisible, plus douce et plus ajustée.
ADIS™ s’appuie souvent sur de courtes interactions simples, répétitives, prévisibles et motivantes. Ces petites unités permettent à l’enfant d’anticiper, d’oser participer, puis d’initier progressivement davantage par lui-même.
Le rythme, la répétition et parfois la mélodie rendent l’interaction plus reconnaissable. Ils aident l’enfant à comprendre, anticiper et entrer dans l’échange. L’objectif n’est pas d’exiger une réponse, mais de rendre la participation plus accessible et plus naturelle.
Albums, objets, figurines, comptines, gestes et photos sont utilisés comme supports vivants d’attention partagée, de compréhension, de jeu et de communication. Ils ne servent pas seulement à « faire travailler », mais à construire une interaction qui a du sens.
Dans une activité choisie par l’enfant, il peut se développer bien plus qu’il n’y paraît : observer, anticiper, planifier, résoudre un problème, demander de l’aide, persévérer, communiquer ou agir plus spontanément. ADIS™ aide l’adulte à reconnaître ces apprentissages souvent invisibles au premier regard.
ADIS™ part autant que possible des activités que l’enfant choisit et investit réellement, car sa motivation indique souvent où il est disponible pour entrer dans l’apprentissage. Mais l’adulte tient aussi compte de son niveau développemental social, émotionnel, communicatif et cognitif, plutôt que de son seul âge chronologique. Il ajuste la difficulté, le rythme, les attentes et sa propre présence pour lui permettre d’avancer sans le placer en échec ni faire à sa place.
Avant d’ajouter une consigne, une aide ou une explication, quelques questions permettent de revenir à l’observation et de guider l’ajustement.
Ce qui rend ADIS™ reconnaissable, ce n’est pas seulement ce que l’adulte veut enseigner, mais la manière dont il observe, attend, soutient, façonne et construit l’interaction à partir de ce que l’enfant montre déjà.
ADIS™ mobilise des principes issus de l’analyse appliquée du comportement, mais les organise dans une posture d’observation et d’ajustement centrée sur ce que l’enfant montre dans des situations naturelles.
L’adulte ne cherche pas seulement une réponse correcte : il soutient progressivement les approximations qui permettent à l’enfant de communiquer, jouer, participer et agir de manière plus claire, efficace et autonome.
Dans son mémoire de MSc en Applied Behaviour Analysis, Caroline Peters a comparé chez cinq enfants autistes des périodes de jeu avec questions fréquentes, commentaires au même rythme ou interaction neutre. Chez quatre enfants sur cinq, la condition avec questions fréquentes était associée à moins d’interactions sociales et à moins de langage spontané que la condition neutre.
Ces résultats ont contribué à sa réflexion sur une pratique très courante : vouloir faire communiquer davantage l’enfant en multipliant les questions peut parfois laisser moins d’espace à son initiative.
Cette étude de MSc éclaire un principe de travail ; elle ne constitue pas une étude d’efficacité de la méthode ADIS™ dans son ensemble. ADIS™ en tant que méthode intégrée n’a pas encore fait l’objet d’une évaluation d’efficacité spécifique.
L’objectif n’est pas seulement de montrer une réussite finale, mais de rendre visibles les ajustements successifs et d’apprendre à observer ce que l’enfant montre.
Les enfants lui posent la question. Elle ne répond pas.
Le petit ajustementJe ne l’incite pas à répondre. Je réponds à sa place et le jeu continue.
Ce qui devient possibleÀ l’occasion suivante, elle participe d’elle-même. Sa participation fait avancer le jeu.
Suivre & Sélectionner : sélectionner et renforcer les initiatives qui vont dans la direction recherchée, sans multiplier les sollicitations.
« Tu nous as ouvert les yeux. Tu nous as montré comment mettre l’enfant en action sans donner de consignes et avec du plaisir. On n’apprend pas cela dans nos études. »
Témoignage d’une participante à une formation de Caroline Peters
Comprendre les principes est une première étape. Apprendre à observer ce qui se passe réellement, à choisir quand attendre ou intervenir et à ajuster sa pratique demande de travailler à partir de situations concrètes.
Les formations ADIS™ s’appuient largement sur des vidéos, des situations réelles et l’analyse des micro-ajustements de l’adulte.
Cette présentation publique résume les principes essentiels de la méthode ADIS™. Elle ne constitue ni un protocole complet, ni un support de formation, de supervision ou de certification.

ACE Provider Information
Provider Name: Caroline Peters
Provider Type: Individual
Provider Number: IP-25-11837


Certification BCBA
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Certifiée par le BACB depuis 2014.
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