Vos professionnels disposent déjà de connaissances, d’outils et de stratégies. Le défi est souvent ailleurs : savoir quand attendre, quand intervenir, quelle aide apporter et comment créer des conditions dans lesquelles l’enfant utilise davantage ce qu’il sait faire de lui-même.
ADIS™ ne cherche pas seulement à augmenter ce que l’enfant sait faire. La méthode cherche à augmenter ce qu’il utilise de lui-même, au bon moment et dans la vie réelle.
Un enfant peut savoir ranger, demander, participer, jouer, effectuer une tâche ou suivre une routine — et pourtant attendre qu’un professionnel lui dise quand commencer, quoi faire ensuite ou comment poursuivre.
Dans ce type de situation, la réussite visible peut masquer une dépendance importante aux questions, aux consignes, aux gestes, aux regards ou aux autres indices de l’adulte.
Le travail de l’équipe consiste alors à observer non seulement si l’enfant réussit, mais aussi ce qui déclenche réellement son action.
ADIS™ offre à l’équipe des repères communs pour observer les situations et ajuster les pratiques en fonction de ce que montre l’enfant.
Les professionnels partagent des repères pour décrire ce qu’ils observent, la nature de l’aide apportée et le niveau d’initiative de l’enfant.
L’équipe peut mieux réfléchir à ce qu’elle maintient, modifie ou simplifie dans l’environnement, l’activité et sa propre façon d’intervenir.
La formation peut être prolongée par la supervision afin que les ajustements deviennent progressivement une façon de travailler partagée au quotidien.
Avant les techniques et les outils, ADIS™ commence par la posture de l’adulte : observer, ralentir, se rendre disponible, regarder ce qui se passe réellement et partir de ce que l’enfant montre déjà.
Créer les conditions d’une interaction dans laquelle l’enfant peut remarquer, comprendre, choisir et agir avec davantage d’initiative.
Savoir laisser du temps, puis ajouter seulement ce qui devient utile pour permettre à l’enfant de poursuivre.
Ajuster ses paroles, ses gestes et ses actions pour rendre la situation plus claire et soutenir l’engagement de l’enfant.
Construire des activités et des interactions dans lesquelles l’enfant peut prendre une place réelle et participer avec les autres.
Suivre ce qui motive et mobilise l’enfant et sélectionner les objectifs, les aides et les occasions les plus utiles.
Identifier avec l’équipe les moments où l’enfant agit déjà de lui-même et ceux dans lesquels l’adulte porte encore fortement l’action.
Modifier la posture, le rythme, l’environnement, le matériel ou le niveau d’aide et observer ce que cela change pour l’enfant.
Revenir sur les situations, partager les observations et inscrire les ajustements efficaces dans les pratiques quotidiennes.
Les formations ADIS™ s’appuient largement sur des vidéos et des situations concrètes. Elles permettent d’observer précisément ce que fait l’adulte, ce que montre l’enfant et comment un petit changement peut modifier l’attention, l’initiative, la communication ou la participation.
L’équipe apprend ainsi à relier ses propres actions aux comportements des enfants dans le groupe et aux effets de ses aménagements.
Dans cette séquence, l’enjeu n’est pas que tous les enfants répondent à la même sollicitation au même moment. L’adulte observe ce qui émerge et évite d’ajouter une consigne lorsqu’une initiative peut encore apparaître.
Un petit ajustement suffit parfois à permettre à un enfant de rejoindre l’activité de lui-même et de contribuer réellement au jeu.
L’objectif : créer des conditions dans lesquelles chaque enfant peut participer de manière accessible, utile et authentique.
L’enfant utilise-t-il ce qu’il sait faire dans les routines, les activités et les groupes, ou surtout lorsqu’un adulte le sollicite ?
Comment mieux reconnaître ce que l’enfant exprime déjà et l’aider à développer une communication plus claire, plus intentionnelle et plus autonome ?
Quelle aide est réellement nécessaire ? Quand attendre, quand intervenir et comment éviter que l’aide devienne la condition indispensable pour agir ?
Comment organiser l’activité, les rôles, le matériel et l’environnement pour que chaque enfant puisse davantage comprendre ce qui se passe et y prendre part ?
Quels objectifs sont les plus utiles pour développer l’autonomie, la communication, le jeu, les relations et la participation quotidienne ?
L’enfant participe-t-il parce que l’activité, la relation ou l’effet de son action ont du sens pour lui, ou surtout pour accéder ensuite à une récompense extérieure ? Comment construire davantage de conséquences naturelles dans le quotidien ?
Comment faire en sorte que les professionnels partagent des repères communs tout en conservant une réponse individualisée aux besoins de chaque enfant ?
Dans un établissement, une communication utile doit pouvoir fonctionner toute la journée, avec plusieurs enfants et plusieurs interlocuteurs. ADIS™ apprend aux équipes à reconnaître et à façonner des formes de communication directement disponibles dans l’action : donner un objet, repousser, montrer, se déplacer, emmener quelqu’un, orienter son corps ou son regard.
Plus communiquer demande d’étapes, plus l’enfant doit interrompre ce qu’il fait pour se faire comprendre. La communication primaire peut être simple, rapide et peu coûteuse. Quand l’intention est déjà claire, ADIS™ ne cherche pas à la rendre plus complexe qu’elle ne doit l’être.
L’objectif n’est pas de construire un code privé connu seulement des professionnels habituels. Par façonnement, la communication devient progressivement plus claire dans la situation : donner un objet que l’on n’arrive pas à ouvrir, repousser ce que l’on refuse ou apporter un ballon et se placer face à l’autre peuvent être compris sans connaître l’enfant depuis longtemps.
Photographies, pictogrammes, signes, applications ou autres outils de CAA gardent toute leur place lorsqu’ils permettent d’exprimer quelque chose que l’enfant ne peut pas montrer facilement autrement — par exemple quelque chose d’absent, de très spécifique ou de plus abstrait.
Lorsqu’un comportement sert à obtenir quelque chose, à refuser, à mettre l’adulte à distance ou à le faire agir, une autre forme de communication ne peut réellement le remplacer que si elle est suffisamment simple et efficace. Une communication directe et peu coûteuse peut alors rendre certains comportements progressivement moins nécessaires.
L’enfant dispose d’un moyen de communication immédiatement disponible. Les professionnels, eux, peuvent répondre à davantage d’initiatives dans le cours naturel de la journée, sans que chaque échange dépende d’un outil à retrouver ni d’une personne qui serait la seule à « connaître le code » de l’enfant.
Dans le cadre ADIS™, les professionnels ne construisent pas la participation autour de récompenses extérieures séparées de l’activité. Ils partent de ce qui motive déjà l’enfant et recherchent ce que son action produit naturellement : un jeu qui continue, un objet qui s’ouvre, une construction qui avance, une personne qui répond ou une tâche qui réussit.
L’action et sa conséquence restent directement reliées. L’enfant découvre que communiquer, essayer ou participer change réellement quelque chose dans son environnement.
Il n’est pas nécessaire d’organiser chaque apprentissage autour d’un renforçateur séparé à conserver, protéger, proposer ou réévaluer. L’attention se porte davantage sur la motivation présente et sur l’effet réel de l’activité.
Les principes s’intègrent plus facilement dans les jeux, les routines, les apprentissages et les tâches quotidiennes, sans dépendre d’un système de récompenses spécifique à chaque professionnel.
L’enfant apporte un objet fermé : l’adulte l’ouvre. Il participe à porter un bac : le bac avance. Il apporte une balle : le jeu commence. Il communique : quelqu’un lui répond. Ces conséquences sont immédiatement compréhensibles parce qu’elles correspondent à ce que l’enfant cherchait à obtenir ou à faire.
Les recommandations de bonnes pratiques publiées par la HAS en 2026 mettent notamment en avant des interventions globales développementales et comportementales, une évaluation régulière fondée sur les observations, un volet personnalisé concernant la communication, l’adaptation de l’environnement ainsi que la formation et la supervision des professionnels.
Ces orientations rejoignent plusieurs dimensions travaillées dans ADIS™ : observation du fonctionnement réel de l’enfant, communication, autonomie, ajustement de l’environnement, cohérence d’équipe et analyse des pratiques.
Précision importante : ADIS™ n’est pas une méthode recommandée ou validée en tant que telle par la HAS. Son cadre de travail est cependant cohérent avec plusieurs de ces orientations.
ABA Institut est un organisme de formation certifié Qualiopi. Selon la situation de votre établissement, votre branche professionnelle et les critères de prise en charge applicables, un financement total ou partiel de la formation peut être envisagé via votre OPCO.
À savoir : toute prise en charge reste soumise à l’accord de l’organisme financeur. Nous pouvons fournir les documents nécessaires à la constitution de votre demande.
Selon les besoins de votre équipe, ADIS™ peut être introduit lors d’une formation puis approfondi dans les situations de travail réelles.
Trois jours / 21 heures pour acquérir les repères essentiels, travailler à partir de situations concrètes et commencer à construire une pratique commune.
Jusqu’à 21 CEUs ACC-A / ACC-B*
Reprendre régulièrement les situations rencontrées, analyser les vidéos ou observations et aider l’équipe à ajuster ses pratiques dans le temps.
Observer directement les situations du quotidien, ajuster avec l’équipe et soutenir l’intégration progressive des repères ADIS™ dans l’organisation réelle de l’établissement.
* CEUs sous réserve des conditions d’éligibilité de la session.
La responsabilité méthodologique d’ADIS™ est assurée par Caroline Peters. Les interventions en établissement peuvent également être assurées par des professionnelles formées à ADIS™, dans le cadre d’ABA Institut et sous sa coordination méthodologique.
Caroline Peters possède plus de vingt-cinq ans d’expérience clinique, de formation et de supervision auprès d’enfants et d’adultes autistes, de familles et d’équipes professionnelles.
Elle assure la responsabilité méthodologique de la méthode ADIS™, des formations et des dispositifs de supervision.
Depuis plus de dix ans, elle accompagne des personnes autistes et les équipes qui les entourent. Elle intervient notamment en UEMA, SESSAD, IME, FAM et en milieu scolaire, ainsi qu’en guidance parentale.
Elle aide les professionnels à mieux identifier les compétences et les besoins de chaque personne afin de définir des objectifs fonctionnels, utiles dans la vie quotidienne et favorisant la participation et l’autonomie.
Zélie accompagne des personnes autistes depuis six ans. Après cinq années d’exercice à La Réunion, elle travaille aujourd’hui sur la Côte d’Opale, notamment au sein d’un SESSAD et d’une UEMA.
Formée à la méthode ADIS™ par Caroline Peters et ayant participé à des semaines intensives à ses côtés, elle intervient dans le cadre d’ABA Institut, sous sa coordination méthodologique.
Un premier échange permet de préciser vos besoins, la composition de votre équipe et la forme d’accompagnement la plus adaptée à votre établissement.

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